Dates clé du mouvement

22 mars 

Cette date est en quelque sorte considérée comme l’élément déclencheur de « mai 68 », il s’agit d’une sorte d’effervescence dans les universités françaises, en particulier celle de Nanterre, autour du groupe à tendance anarchiste formé par Daniel Cohn-Bendit.

2 mai 

L’université de Nanterre est fermée. Le même jours, à la Sorbonne, le bureau de la Fédération générale des étudiants en lettres (la FGEL) est incendié par Occident.

3 mai 

Un meeting se tient dans la cour de la Sorbonne. [Voir photo] Ce jour la police effectue près de six cents interpellations. Les premiers gaz lacrymogènes, premiers lancers de pavés et premières barricades ont lieu dans le Quartier latin.

10 mai 

À Paris, c’est la première « nuit des barricades », avec de violents affrontements contre les forces de l’ordre. [Voir photo] (Voitures incendiées, rues dépavées, vitrines brisées, centaines de blessés…). Petit à petit, l’opinion publique rejoint le mouvement des étudiants. Les syndicats appellent à la grève générale pour le 13 mai.

13 mai 

Une importante grève générale a lieu dans toute la France. [Voir photo] jusqu’à un million de personnes défilent dans une manifestation parisienne allant de la gare de l’Est à Denfert-Rochereau, avec comme slogan « dix ans, ça suffit ! » (en référence au dixième anniversaire du retour au pouvoir de De Gaulle. Les étudiants continuent leur défilé jusqu’au Champ-de-Mars. [Voir photo]

 14 mai 

Le théâtre de l’Odéon est occupé, tout comme l’école nationale supérieure des Beaux-arts de Paris, transformée en « atelier populaire ». L’Ecole des Arts Décoratifs fut également envahie la veille au soir.

 27 mai 

Les négociations entamées depuis deux jours entre le gouvernement et les syndicats aboutissent aux accords de Grenelle (augmentation du SMIG et des bas salaires, suppression des abattements de zone, réduction progressive de la durée du travail en vue d’aboutir à la semaine de 40 heures, abaissement de l’âge de la retraite, révision des conventions collectives, reconnaissance de la section syndicale d’entreprise et augmentation des droits syndicaux…)  Mais les ouvriers votent la poursuite de la grève.

 29 mai 

La crise sociale est devenue politique également. Le président de la République, De Gaulle disparait plusieurs jours du territoire Français en s’éclipsant à Baden-Baden sans que personne ne soit au courant. Ce même jour, une manifestation est organisée : on dénombre jusqu’à 800 000 personnes dans les rues.

 30 mai 

De Gaulle prononce un discours, en dénonçant la « chienlit », expression qui sera réutilisée pour les affiches et slogan anti-De Gaulle. Le même jour, le Général De Gaulle annonce qu’il dissout l’assemblée, décision qui apparaitra comme efficace.

 

 

Sources:  

  • CODHOS (Collectif des centres de documentation en histoire ouvrièreet sociale). Mai-68.fr : 1968-2008 : retour aux sources. 2007, Disponiblesur http://tiny.cc/k1xvI [Consulté le 3 mai 2009]
  • LAJUS, Marie. Liaisons: Hors série mai 68, p18-19.
  • VIOLLET, Roger. «Dossier histoire de Mai 68». L’internaute. 2009, Disponible sur http://www.linternaute.com/histoire/mai_68/2055/a/1/1/3/ [Consulté le 3 mai 2009]

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